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 Loi de murphy (emmerdement maximum)

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Analduke
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MessageSujet: Loi de murphy (emmerdement maximum)   Mer 28 Juin 2006 - 12:33

Cet article est le copier coller provenant de wikipedia mais il a sa place ici.

LOI DE MURPHY


Historique

Les versions diffèrent sur l'origine précise de la Loi de Murphy, et sa formulation initiale. De 1947 à 1949 aux États-Unis d'Amérique, fut conduit le projet MX981 à la Base Muroc de l'US Air Force, plus tard rebaptisée base Edwards. Le but du projet était de tester la tolérance humaine à la décélération. Les tests utilisaient un chariot propulsé par une fusée et monté sur un rail, avec une série de freins hydrauliques en fin de parcours.

Les premiers tests utilisaient un mannequin, attaché à un siège sur le chariot, mais le mannequin fut bientôt remplacé par le capitaine John Paul Stapp. Pendant ces tests surgirent des questions sur la précision de l'instrumentation utilisée pour mesurer la décélération endurée par le capitaine Stapp. Edward Murphy proposa d'utiliser des jauges électroniques de mesure d'efforts attachées aux pinces de retenue du harnais du capitaine Stapp, pour mesurer les forces exercées sur chacune de ces pinces durant la rapide décélération. L'assistant de Murphy câbla le harnais et un test fut réalisé avec un chimpanzé.

Cependant, les capteurs indiquèrent une force nulle. Il apparut que les capteurs avaient été montés à l'envers. C'est à ce moment que Murphy, frustré par l'échec dû à son assistant, prononça sa célèbre phrase : « If that guy has any way of making a mistake, he will » (que l'on peut traduire par « Si ce mec a la moindre occasion de faire une erreur, il la fera. »)

* Selon la version de Nichols, la formalisation de la « loi de Murphy » vint pendant une discussion avec les autres membres de l'équipe. Elle fut condensée en « Si cela peut se produire, cela arrivera » et nommée « loi de Murphy » pour se moquer de ce que Nichols perçut comme de l'arrogance de la part de Murphy.

* D'autres, et particulièrement Robert Murphy, l'un des fils d'Edward Murphy, nient cette version et clament que la phrase de Murphy était plutôt dans l'esprit de « If there's more than one way to do a job, and one of those ways will result in disaster, then somebody will do it that way. » (« S'il y a plus d'une façon de faire quelque chose, et que l'une d'elle conduit à un désastre, alors il y aura quelqu'un pour le faire de cette façon.»)

Dans les deux cas, la phrase reçut la notoriété après une conférence de presse dans laquelle il fut demandé à Stapp comment il était possible que personne n'eût été sérieusement blessé durant les tests. Stapp répondit que cela avait été possible car ils avaient pris la « loi de Murphy » en considération, loi qu'il expliqua. Il ajouta que, en général, il était important de considérer toutes les possibilités avec un test.
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Principe

Cette loi a deux aspects :

* L'un est bien évidemment un canular : la « méchante nature » ne manquerait pas une occasion de s'acharner sur le pauvre expérimentateur, et fournit une explication commode aux erreurs de manipulation (on a même été jusqu'à dire que « pour transformer un résultat faux en résultat juste, il suffit de lui ajouter une constante variable de même dimension adéquatement choisie que l'on nommera “constante de Murphy” ») ;

* L'autre est de type statistique : si beaucoup de personnes actionnent un appareil et qu'il existe ne serait-ce qu'une façon de se tromper, il existera statistiquement des gens qui le feront. Et c'est bien entendu d'eux seuls que le service après-vente entendra parler.

Cette seconde forme de la loi est confirmée par l'expérience. L'un de ses corollaires, la loi de Finagle, érige en loi le pessimisme. La parade est ce que l'on nomme en Allemagne le concept d'Idiotsicher et dans les pays anglophones fool-proof ; les systèmes avec lesquels on ne peut pas se tromper. Ainsi, pour actionner un massicot électrique, il faut avoir un doigt sur chaque bouton à l'extrémité du plateau, ce qui évite tout risque de réflexe maladroit pour repositionner le papier lorsque la lame descend.

Certains la considèrent par jeu comme « l'une des plus grandes découvertes conceptuelles du siècle », elle est devenue l'énoncé principal de nombreux autres principes empiriques, dont la célèbre « loi de la tartine beurrée » : « La tartine tombe toujours du côté beurré ». Cette doléance a deux réponses :

* L'une est une boutade : ne blâmez pas le sort pour nier vos responsabilités : c'est vous et vous seul qui avez beurré votre tartine du mauvais côté ;

* L'autre envisage que le côté beurré, surtout s'il s'y trouve également de la confiture, est peut-être tout simplement un peu plus lourd que l'autre.

On peut aussi y voir un problème de perception dissymétrique bien connu en psychologie et en communication : un effet négatif a toujours plus de répercussion qu'un effet positif. Par exemple, si une action échoue, on évoquera la loi de Murphy, mais si elle réussit, on ne se dira pas que la loi de Murphy a été mise en défaut. Nous ne remarquons pas les trains qui arrivent à l'heure, juste ceux qui sont en retard.

Dans le cas de la tartine beurrée, certaines études prétendent que la probabilité que cet énoncé se vérifierait dépendait fortement de la hauteur de la table, dans des conditions normales de beurrage (monoface) et avec des tartines standards. Pour une hauteur de table standard, de nombreuses séries de tests montreraient que la tartine, habituellement beurrée sur sa face supérieure, aurait juste le temps d'effectuer un demi-tour lors de sa chute et ainsi de s'étaler irrémédiablement sur la face beurrée au sol. De telles « recherches », si tant est qu'elles aient trouvé un financement, se qualifieraient sans nul doute pour le prix Ig Nobel.

La loi du minimax fournit aussi une parade : beurrer sa tartine des deux côtés : l'un restera nécessairement intact.


Application : l'ergonomie de sûreté

La loi de Murphy est à l'origine du concept de « defensive design » (conception/ergonomie de sûreté, « sécuritaire » dans le sens canadien du terme) qui préconise de concevoir les objets pour qu'ils présentent la plus faible probabilité de mauvaise utilisation (par l'ajout de détrompeur par exemple).

Par exemple, les disquettes 13 cm (5″¼) carrées avaient été prévues pour être insérées recto ou verso mais toujours dans la même orientation, et lorsqu'elles étaient insérées en sens inverse, elles ont souvent été détruites. À l'inverse, la conception des disquettes 9 cm (3″½) a suivi une conception défensive ; munies de détrompeurs, elles ne peuvent généralement être insérées que dans un unique sens.

Ce principe, qui découle de la loi de Murphy, est souvent appliqué dans de nombreux domaines (aérospatiale, conception de jouets pour enfants, industrie automobile et même logiciels), sous différentes appellations.

La loi de Murphy n'est alors ni plus ni moins qu'une formulation du principe de précaution.

Réflexivité

La loi de Murphy est réflexive, et s'applique à elle-même. Rien ne garantit qu'un événement va mal tourner lorsque justement, en vertu de la loi de Murphy, on s'y attend. Cela peut conduire à des assertions du style : « Il va se mettre à pleuvoir dès que je commencerai à laver ma voiture, sauf si je veux laver ma voiture dans le but qu'il pleuve. » ou celle bien connue des étudiants « Un examen commence toujours avec un quart d'heure de retard, sauf le jour où vous arrivez avec un quart d'heure de retard. »

Pour accentuer le côté paradoxal, on peut aussi l'énoncer ainsi : « La loi de Murphy se vérifie toujours, sauf quand on cherche à la vérifier. »

Dysfonctionnements similaires dus à la loi de Murphy :

* « Le pire n'est jamais sûr. »
* « Nul n'est parfait... surtout pas les autres. »



Autres désignations et corollaires


Autres désignations

* La loi de l'emmerdement maximal ou loi de l'emmerde maximale ou LEM. Il semble que l'origine de cette loi soit militaire. Cette loi stipule que s'il y a une faille dans un plan de bataille, il y a de grandes chances pour que l'ennemi l'exploite. Cette loi date sans doute de bien avant la loi de Murphy, possiblement à la Première Guerre mondiale.
* L'effet Bonaldi relativement connu en France en référence aux démonstrations de Jérôme Bonaldi ratées sur le plateau de l'émission Nulle part ailleurs alors que réussies pendant les répétitions.
* L'effet démo : un objet, logiciel... utilisé au quotidien sans incident présentera un dysfonctionnement lors d'une démonstration, surtout en public. On parle aussi du démon de la démo.




Corollaires

* Le rasoir d'Hanlon : « N'attribuez jamais à la malignité ce qui peut être expliqué bien plus simplement par la bêtise » (ce principe a également été énoncé par Bertrand Russell).
* La loi de Finagle :
o « Si quelque chose de mal peut se produire, cela arrivera »,
o parfois formulée, en « La perversité de l'Univers tend vers un maximum ».
* L'Échec critique, « l'échec a toujours lieu au moment le plus inopportun » (souvent cité dans les jeux de rôle).
* La deuxième loi de la thermodynamique, liée au principe d'entropie. Cette loi est un principe très sérieux de la physique, mais une interprétation détournée permet de faire de la loi de Murphy une généralisation de cette loi.
* La loi de Sturgeon, « 90 % des choses sont imprévisibles et désordonnées ».
* La Loi des séries, qui sait parfaitement vivre en symbiose avec les lois de Murphy. Si celles-ci postulent, pour un événement quelconque, que s'il existe une possibilité d'événement problématique alors elle se produira, on constate que cet événement peut se révéler, pour des raisons complètement aléatoires et injustes, le prémisse d'une série d'événements tout aussi négatifs que le premier, propres à empoisonner la vie de la victime. On dit alors qu'un ennui n'arrive jamais seul, ce que le populaire traduit en « il y a des jours comme ça où on ferait mieux de rester au lit ».
o On remarque que la durée de la série d'avanies subie est directement proportionnelle au carré de la gravité desdites avanies, une série vénielle ne durant rarement plus d'une journée, très exceptionnellement jusqu'à une semaine, une gravité beaucoup plus prononcée pouvant conduire au concept d'annus horribilis.
o On constate également que tout ce qui peut être entrepris pour tenter d'enrayer la "série noire" semble généralement et irrémédiablement voué à l'échec, pouvant même se révéler à l'occasion générateur de nouvelles et récurrentes avanies, exacerbant par là même une paranoïa grandissante : des phrases populaires sont alors employées de manière récurrente dans de telles situations (par exemple, « Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ? »).



Applications

Aussi surprenant que cela paraisse, il est quelques cas particuliers où la loi de Murphy se démontre !


File d'attente de supermarché, ou bouchon sur l'autoroute

Si vous êtes dans une file d'attente quelconque, située entre deux autres, vous avez deux chances sur trois de voir l'une des deux files adjacentes plus rapide que la vôtre.

Cela est normal : de trois files, chacune n'a qu'une chance sur trois d'être la plus rapide, et la vôtre ne fait pas exception.

Autre exemple : « c'est toujours dans la dernière des poches dans lesquelles on cherche que se trouve le trousseau de clés recherché »

Rien que de très normal puisqu'une fois le trousseau trouvé la recherche est interrompue.


Libre choix d'un service, en aveugle

Si deux serveurs informatiques assurent un service équivalent et que vous choisissez librement (mais à l'aveuglette) celui que vous utilisez, vous serez plus de la moitié des fois sur le plus encombré des deux (raison : il y a toujours, par définition même de l'encombrement, plus de monde sur le serveur le plus encombré). Voir cluster.


Heures de pointe

Beaucoup plus de voyageurs prennent les transports en commun aux heures de pointe qu'aux heures creuses. C'est donc parmi ce type de voyageurs que vous avez le plus de chances de vous trouver.


Attente d'un autobus

Quand vous attendez un bus passant à intervalles irréguliers, vous avez plus de chances de tomber dans un intervalle long que dans un court. À la limite, si deux bus se suivent à juste une minute d'écart, vous avez très peu de chance d'arriver à l'arrêt de bus juste dans cet intervalle.


Une application due à Marcelle Auclair

Une petite fille avait lu que la foi peut déplacer les montagnes. Habitant en face d'une colline, elle intima à celle-ci l'ordre de changer de place d'ici le lendemain matin. À son réveil, elle se précipita à la fenêtre, constata que la colline n'avait pas bougé, et s'exclama ; « Ah ah ! Je savais bien que la foi ne transporterait pas les montagnes ! ».


Loi de Paquel, sur l'informatique

La caractéristique la plus constante de l'informatique est la capacité des utilisateurs à saturer tout système mis à leur disposition.


Loi de Barton, sur le mauvais côté de l'USB

Lorsque l'on branche une prise USB sur un ordinateur, on est certain de le brancher du mauvais côté.


Loi de Murphy, application à la psychologie infantile

Un enfant en bas âge va systématiquement préférer le jouet le plus sale ou le plus dangereux, quel que soit le choix dont il dispose.

Tout jouet délaissé qu'un autre enfant se met à utiliser devient tout de suite le must du must.

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